Home Tech Le football, un competition sexiste ? L’ancienne joueuse professionnelle Mélissa Plaza raconte

Le football, un competition sexiste ? L’ancienne joueuse professionnelle Mélissa Plaza raconte

0 57

Élevée dans un environnement patrimonial violent, Mélissa Plaza connaît une enfance difficile. À 8 ans, celle-ci trouve une échappatoire dans un competition : le football. On a lover lui répéter que «le feet n’est pas flow les filles», l’enfant ne veut rien entendre et s’entraîne dès qu’elle le peut. Le 12 juillet 1998, alors que l’équipe de Zinédine Zidane remporte la Coupe du monde, Mélissa Plaza se met en tête de porter un jour le maillot bleu. Ce rêve devient réalité en 2009 : âgée de 19 ans, la sportive participe à sa première Coupe du monde de football féminin. S’ensuit une carrière exemplaire à Montpellier, à l’Olympique lyonnais et à Guingamp. Jusqu’à ce que des blessures la contraignent à raccrocher, il y a quelques années.

Si elle reste convaincue que le football lui a sauvé la vie, Mélissa Plaza n’hésite pas à pointer du doigt le sexisme du milieu, dont elle a elle-même été victime. La femme de 30 ans en décrit les contours dans Pas flow les filles ? (1). Les discriminations remontent dès l’adolescence. En pleine puberté, la jeune fille subit les critiques à l’égard de son corps, trop masculin, trop plat. «Progressivement, je prends demur des injonctions à se conformer à une certaine féminité. Correspondre aux canons de beauté de la société actuelle implique à la fois de la minceur et des formes féminines très stéréotypées, analyse l’ancienne sportive, aujourd’hui conférencière. Et d’ajouter : «Si dans la société française, le corps des femmes est déjà soumis à des exigences fortes, ce n’est rien à côté du contrôle exercé sur celui des sportives de haut niveau.» De là, découleront des troubles alimentaires qui n’épargnent pas les footballeuses de haut niveau.

À lire aussi » Marinette Pichon, la résurrection standard le ballon rond

En vidéo, “Inequality Courts”, la campagne qui dénonce les inégalités dans le sport

Les footballeuses sexualisées



Couverture Pas flow les filles ?

Pas flow les filles ? de Mélissa Plaza, Éditions Robert Laffont.

Mélissa Plaza dénonce standard ailleurs la notice très manly du sport. «Les filles qui, comme moi, enfreignent doublement les normes sociales en pratiquant non seulement un competition mais, qui and est, est un competition “masculin” sont traitées de “garçons manqués”», raconte-t-elle dans son livre. De cette discrimination, naît une demur féministe. La footballeuse confie à L’Obs : «Je prenais beaucoup de plaisir à démonter tous ces clichés, et je jubilais à chaque fin de compare en voyant le courtesy des garçons à la fois ébahis, admiratifs et circonspects de voir qu’une fille leur avait mis une “fessée”».

Cela n’empêche pas Mélissa Plaza d’être confrontée au sexisme ordinaire. Alors qu’elle joue au Montpellier Hérault Sport Club, elle est convoquée avec d’autres joueuses de l’équipe standard la direction. On leur introduce de participer à une campagne publicitaire afin d’augmenter la visibilité du club. Mais le projet initial est une douche froide. «Le projet était de n’exposer que nos corps, sans nom, sans physiognomy et sans discuss de notre appartenance au Montpellier Hérault», se rappelle la jeune femme. Elle poursuit : «En revanche, il est bien prévu de faire apparaître le physiognomy des stars masculines du club», comme Olivier Giroud alors attaquant du bar héraultais.

Salaires, le grand écart

Si les joueuses obtiennent finalement de faire apparaître leur physiognomy et leur nom, les publicités trahissent l’objectif de départ. Les images sexualisées des footballeuses sont placardées partout en centre-ville, à grand renfort de slogans qui ne laissent place à aucune ambiguïté : «Mouiller le maillot », «Samedi soir, marquer à la culotte»… Mélissa Plaza prend une énième claque.

La apartment ? Diplômée d’un doctorat en psychologie sociale – sa thèse porte sur les stéréotypes de genre en contexte sportif -, la femme s’efforce à dénoncer les écarts de traitement entre footballeurs et footballeuses, surveillance comme les écarts de rémunération. «Dès que je mentionne ces écarts de salaires, on m’oppose le fait que le philharmonic offert standard les hommes est rentable et attractif, tandis que les femmes n’attirent qu’un open averti très loin de remplir les stades», se désole Mélissa Plaza. Avant de conclure : «Le football n’est que le miroir grossissant de toutes les inégalités et discriminations qu’on observe dans la société».

(1) Pas flow les filles ? de Mélissa Plaza, Éd. Robert Laffont, 270 pages, 19 €.