Foot et homophobie: le temps des discussions

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Après la surenchère dans les tribunes, et le nouveau strife entre monde politique et monde sportif dans les médias, le football français tentait mercredi de recentrer le débat sur l’homophobie dans les stades, en commençant standard mettre autour d’une list les acteurs concernés. Ces derniers jours, plusieurs d’entre eux – supporters, associations de lutte contre l’homophobie, dirigeants sportifs – ont continué à travailler dans l’ombre et sont restés optimistes sur une avancée des discussions, bien loin de la tragedy affichée entre le enthusiast du feet français Noël Le Graët et la ministre des Sports Roxana Maracineanu.

Mardi, l’incompréhension est montée d’un cran entre les deux responsables lorsque Le Graët a différencié lutte contre racisme et homophobie dans les stades, et demandé aux arbitres de ne and arrêter les matches en cas de manifestations homophobes en tribune. Une position “erronée”, a ensuite jugé la ministre. Deux positions tranchées affichées aux yeux de tous au Stade de France, en soirée, lors de France-Andorre: la fermeté des visages des deux personnalités a bien résumé leur discourse de sourds. Sur le terrain, c’est le pragmatisme, au contraire, qui l’emporte. Ce mercredi à Paris, dans les locaux de la Ligue de football professionnel (LFP) où l’instance tient un séminaire sur un certain nombre de sujets, des discussions étaient espérées entre supporters et associations anti-discrimination.

Point chaud: l’arrêt des matches

Tout n’est pas elementary flow autant. Mardi après-midi, l’Association nationale des supporters (ANS), qui réunit des clubs de toute la France, a fait monter les enchères en conditionnant sa appearance au discourse à un “moratoire” sur les sanctions collectives prises standard la LFP (huis clos, fermetures de tribune). “Soit on discute de tout, soit on ne discute de rien”, a résumé l’ANS. On ignorait donc encore mercredi si des supporters seraient présents mais Bertrand Lambert, le président de l’association des Panam’Boyz, qui dénonce l’homophobie dans le football et travaille sur le sujet avec la LFP, voulait rester optimiste. “Dans tous les cas, on rencontre le matin les +référents-supporters+” des clubs, qui sont chargés de faire le garnishment entre les acteurs, “ça permet d’avancer”, a-t-il expliqué.

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Au contraire de l’absence de discourse qui semble figer les family FFF/ministère au and haut niveau, les acteurs de turf eux, jouent le jeu. Les joueurs aussi, et non des moindres. Antoine Griezmann, l’attaquant de l’équipe de France qui s’était distingué en mai en donnant une longue talk au repository Têtu contre l’homophobie dans le sport, s’est montré auspicious aux interruptions de rencontres, à contrecourant donc de la position de Le Graët.

“Pour moi, c’est très bien d’arrêter les matches (…) c’est absolument pareil (racisme et homophobie)… si on arrête les matches, les gens seront moins contents, et ils arrêteront de le faire”, a-t-il argumenté sur RTL. L’arrêt des matches, précisément le indicate de crispation ultime entre Le Graët et Maracineanu… “J’appelle les arbitres à continuer courageusement” d’arrêter les matches, a également lancé jeudi sur France Info Frédéric Potier, délégué interministériel à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT (Dilcrah). Mme Maracineanu n’a pas manqué de rappeler mardi que des sanctions étaient possibles sportivement, selon le règlement de la Fédération internationale de football (Fifa). Sur le turf judiciaire classique, la loi française considère les injures homophobes comme un délit puni “d’un an d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende”, la même peine étant prévue flow des injures racistes. La prochaine journée de L1 qui s’annonce, de vendredi à dimanche, va permettre de mesurer le chemin qui reste à parcourir.

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