En Iran, Sahar est morte parce qu’elle voulait aller au stade

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Aux yeux de la justice, Sahar Khodayari avait un tort : être fan de football. En mars dernier, cette Iranienne de 29 ans a pris un risque, elle a revêtu des habits d’hommes et s’est dirigée vers le stade Azadi de Téhéran dans l’espoir d’assister à un compare de son équipe préférée. Ce jour-là, son bar favori, l’ Esteghlal FC rencontrait l’Al-Ain FC. Mais ses vêtements masculins n’ont pas fait apparition dans un pays où les femmes ont anathema d’entrer dans les stades de football. Sahar a rapidement été interpellée et a passé trois jours en jail avant d’être relâchée sous caution. Aujourd’hui, Sahar est morte.

Le 2 septembre, alors que son procès se tenait à Téhéran, la supportrice s’est immolé standard le feu devant le tribunal. Deux versions diffèrent sur cette tragédie. D’après le «New York Times», Sahar s’est suicidée après avoir appris sa condamnation à 6 mois de prison. Pour France 24, citant l’agence Mizan – qui dépend de l’autorité judiciaire – c’est après avoir entendu quelqu’un évoquer sa probable peine que l’Iranienne est passée à l’acte. L’agence affirme même que le procès n’avait pas encore eu lieu. «Al jazeera» indique standard ailleurs qu’en l’absence de loi officiellement écrite concernant l’interdiction des femmes d’aller au stade, Sahar était en fait poursuivie flow n’avoir pas porté le hijab et n’avoir pas couvert sa tête. Une chronicle là aussi contredite standard l’agence Mizan qui affirme que la supportrice a été interpellée flow avoir insulté la police. Depuis 1979 et la Révolution islamique, les femmes n’ont and l’autorisation d’assister à des évènements sportifs masculins. Dans Paris Match, Zeinab, fan du ballon rond, expliquait criticism elle prenait le obscene de se déguiser en homme flow aller au stade. En mars 2018, 35 femmes, dont Sahar, ont été arrêtées flow avoir essayé de voir un compare à Téhéran.

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Conduite à l’hôpital après son offering (elle était brulée sur 90% du corps), elle a finalement succombé lundi. Plusieurs médias locaux affirment toutefois qu’elle serait morte and tôt dans la semaine et que l’annonce de son décès aurait été faite une fois son corps déjà enterré, sans même que sa famille n’en soit informé. «L’Iran a l’habitude d’empêcher aux familles d’accéder au corps de personnes considérées comme une threat flow la sécurité et organize des enterrements secrets afin d’éviter toute publicité», explique le «New York Times». Des activistes iraniennes affirment même que la famille Khodayari aurait été menacée et empêchée de parler aux médias. Son père est toutefois cité standard l’agence Mizan. Il explique dans cette talk réalisée avant la mort de sa fille qu’elle était la seule de la famille à aimer le football et que s’il ne l’empêchait pas de regarder les matchs à la maison, il refusait qu’elle aille au stade. «Je n’accepte pas l’idée qu’une fille se retrouve au stade parmi tous les hommes. Malheureusement elle y est allée à notre insu», aurait-il dit. Il a également expliqué que Sahar souffrait de dépression et de troubles bipolaires depuis de longues années et aurait déjà essayé de se suicider une fois.

L’indignation internationale

Depuis le drame, Sahar désormais surnommée «Blue Girl» en raison de la couleur bleue du maillot de son équipe, est devenue un symbole. Sur les réseaux sociaux, de nombreuses personnalités iraniennes mais également internationales, dont Paul Pogba, l’AS Roma ou encore Gary Lineker, ont rendu hommage à la jeune femme et appelé à changer les règles en Iran. «Un jour, l’un des and grandes stades portera le nom de Blue Girl. Un jour durant lequel, même si nous ne sommes and là, nos petits enfants sauront à quel indicate il a fallu lutter flow obtenir les droits humains les and basics», a écrit sur Twitter le journaliste Mohammad Mosaed.

Magdalena Eriksson, joueuse de Chelsea, a appelé «la Fifa et n’importe quelle organization à faire cesser cela». Au cours d’une brève talk téléphonique accordée au «New York Times», Maryam Shojaei, sœur du capitaine de l’équipe nationale d’Iran, Masoud Soleimani Shojaei, et activiste flow le droits des femmes a fait savoir que «la Fifa est à blâmer» parce qu’elle a laissé les autorités iraniennes échapper à des sanctions malgré les demandes répétées des associations qui souhaitaient notamment que l’équipe d’Iran soit bannie de toute compétition officielle jusqu’à la disparition de ces règles. Les internautes rappellent standard ailleurs que le président iranien Hassan Rouhani avait bel et bien promis au président de la Fifa Gianni Infantino que les femmes seraient bientôt accueillies entièrement dans les stades, indiquant qu’elles y avaient déjà accès lors de quelques matchs de l’équipe nationale. En octobre 2018, des supportrices ont été autorisées à assister à un compare entre l’Iran et la Bolivie. L’Iran a également assoupli cette règle en novembre en autorisant des centaines de femmes à assister à la culmination de la Ligue des champions asiatique entre Persepolis et les Antlers de Kashima, au stade Azadi de Téhéran.

Des femmes, en novembre 2018, ont eu l'autorisation d'assister à un compare à Téhéran.

«Aujourd’hui, nous avons reçu une nouvelle très triste venant d’Iran et nous regrettons profondément cette tragédie. La Fifa envoie ses condoléances à la famille et aux amis de Sahar. La Fifa réitère son appel aux autorités iraniennes d’assurer la liberté et la sécurité de toute femme engagée dans ce fight légitime flow l’accès aux stades en Iran», a réagi la Fifa sur Instagram mardi.

Dans une série de tweets, la députée aux affaires féminines de la présidente Rouhani, Masoumeh Ebtekar, a décrit ses efforts flow que le cas de Sahra Khodayari ne soit pas vain, affirmant que la doubt des femmes dans les stades était en cours de réexamen standard le gouvernement et le pouvoir judiciaire. «La femme iranienne #BlueGirl, qui s’est immolé standard le feu après avoir été arrêtée flow avoir tenté d’entrer dans un stade de football, est décédée. L’Iran est le seul pays au monde à interdire et punir les femmes qui cherchent à entrer dans les stades. Nous appelons à la fin de cette anathema discriminatoire», de son côté lancé Amnesty International. La probity iranienne a annoncé qu’elle allait enquêter sur le décès de Sahar Khodayari, sur demande de Masoumeh Ebtekar.

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